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Une journée d'automne aux terrils du pays à part : entre nature et histoire

L’automne bat son plein, et entre deux épisodes pluvieux, nous avons eu la chance de profiter d'une journée radieuse pour partir en famille à la découverte des terrils du pays à part. Ce lieu, empreint d’une histoire minière marquante, a su se transformer en un espace naturel préservé, offrant plusieurs sentiers de randonnée qui permettent d’explorer les traces d’un passé industriel tout en admirant une nature riche et variée.


Un site marqué par l’histoire


Même si les installations minières ont aujourd'hui disparu, le site conserve les marques indélébiles de son histoire. De nombreux emplacements sont encore visibles, rappelant l’époque où la mine animait ces lieux. Les panneaux informatifs parsèment le parcours, nous plongeant dans cette époque révolue, où le labeur des hommes était intimement lié à ces collines artificielles désormais envahies par la nature.


Une promenade sur le sentier de la corniche


Parmi les trois sentiers proposés, nous avons opté pour celui de la corniche. Ce chemin, bien balisé et entouré d’une végétation luxuriante, nous a permis d’approcher en douceur les terrils jumeaux qui se dressaient fièrement devant nous. 


La balade, ponctuée de vues splendides sur ces montagnes noires, offrait une immersion totale dans ce paysage typique de l’Artois. Ce sentier serpente à travers la végétation, avec des points de vue surplombant les anciennes cités minières, nous rappelant sans cesse l’histoire du lieu.


L’ascension d’un terril : un défi en famille


Après une agréable promenade sur le sentier de la corniche, nous sommes arrivés au pied de l'un des terrils. C’est là que le véritable défi a commencé : gravir près de 390 marches pour atteindre le sommet. Bien que le chemin soit soigneusement aménagé, l’ascension s’est révélée ardue, notamment pour moi. Chaque marche gravie nous rapprochait du sommet à 178 mètres d’altitude, et malgré l’effort, l’enthousiasme familial ne faiblissait pas.


Le vent frais d’automne nous accompagnait, rendant la montée plus supportable. Une fois au sommet, le spectacle était grandiose. La vue à couper le souffle s’étendait sur tout l’Artois, et les petites maisons de briques rouges, alignées comme des soldats, nous rappelaient les cités minières d’autrefois. Un sentiment de plénitude nous a envahis alors que nous contemplions cette vaste étendue.


Une vue imprenable sur les terrils de Loos-en-Gohelle


À l'horizon, nos yeux se sont posés sur les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, que nous avions grimpés quelques jours auparavant. Les deux géants noirs, que nous reconnaissions aisément, se dressaient fièrement au loin, témoins d’une autre page de l’histoire minière de la région. C’était comme si, de sommet en sommet, une connexion invisible nous reliait à ces lieux que nous avons appris à redécouvrir, avec à chaque fois un nouveau panorama à savourer.

Notre visite du site 11/19 et de ses terrils jumeaux à Loos-en-Gohelle

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Cette journée aux terrils du pays à part fut un mélange parfait de défi physique, de communion avec la nature et de plongée dans un passé industriel fascinant. En famille, nous avons partagé des moments de complicité et de découverte, dans un cadre à la fois majestueux et chargé d’histoire. Si l’ascension fut rude, la récompense au sommet valait largement l’effort, avec un panorama à couper le souffle qui restera gravé dans nos mémoires. Une belle manière de profiter d’une journée ensoleillée au cœur de l’automne.

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