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Articles

Affichage des articles associés au libellé Réflexion

Ode au printemps, au cœur de Doullens

Il y a dans l'air comme un souffle nouveau. Un je-ne-sais-quoi de plus léger, de plus doux, presque imperceptible au premier regard et pourtant, il suffit d'ouvrir la fenêtre pour comprendre: le printemps est là. Il s'installe doucement, mais sûrement, enveloppant nos journées d'une lumière différente, plus tendre, plus vivante. Ces derniers jours, appareil photo en main, je redécouvre ma ville. Celle que je crois connaître par cœur, et qui pourtant me surprend encore, au détour d'une rue, d'un rayon de soleil ou d'un détail oublié. Quand la lumière raconte une autre histoire Le matin, la ville s'éveille dans une lumière dorée. Les façades prennent des teintes chaudes, presque irréelles. Le calme règne encore, comme une parenthèse avant l'agitation du jour. Puis vient l'après-midi, éclatant, vibrant. Les ombres se dessinent, les contrastes s'accentuent, et chaque coin de rue semble raconter une histoire différente. Et enfin, le soir, ce momen...

Un bulletin pour aujourd'hui, une ville pour demain

Dimanche, nous prendrons le chemin des bureaux de vote pour les élections municipales. Loin de moi l'idée de vous parler politique, ni encore moins d'influencer votre choix. Ce n'est ni le lieu, ni l'objectif de mon blog. Ici, je partage surtout de morceaux de vie, de notre quotidien de famille, de l'amour que je porte à notre ville et à notre belle région.  Mais justement, c'est aussi pour cela que j'ai eu envie d'évoquer ces élections municipales. Parce qu'au-delà des débats et des opinions, il y a une chose essentielle: la démocratie. Et surtout l'importance du droit de vote. Un droit que nous considérons parfois comme acquis, alors qu'il est en réalité précieux et fragile. Et si ces élections étaient aussi l'occasion d'en parler en famille? La démocratie, une chance que nous oublions parfois Aujourd'hui, voter peut sembler banal. Un geste simple: quelques minutes dans un bureau de vote, un bulletin glissé dans une enveloppe, e...

45 ans et plus vivante que jamais.

Aujourd'hui, je fête mes 45 ans. Quarante-cinq années. Dit comme ça, cela paraît immense. Et pourtant, j'ai l'impression que le temps file entre mes doigts comme du sable chaud. Les anniversaires reviennent toujours plus vite, comme un rappel discret que la vie avance et que nous avançons avec elle. Je n'ai pas envie de faire un bilan. On dresse un bilan quand quelque chose s'achève. Or je ne suis pas finie. Je ne suis pas au bout d'un chemin. Je suis en chemin. Plus vivante que jamais. En mouvement. En évolution. Ma vie n'est pas celle que j'imaginais à 20 ans. Elle ne ressemble pas aux plans soigneusement dessinés dans un coin de ma tête et dans mes vieux carnets que j'aime parcourir parfois. Les routes que j'ai empruntées ne sont pas celles que j'avais prévues. Mais elles sont les miennes. Elles se sont construites pas à pas, au fil des jours, de mes choix, de mes rencontres, des détours aussi. La vie n'est pas une ligne droite tracée ...

Sophie Louve: deux romans, une rencontre, une Claire

Il y a des lectures qui ne naissent pas d'un simple choix sur une étagère ou d'un coup de cœur de librairie. Parfois, elles commencent par une rencontre, un échange, une curiosité presque anodine et finissent par laisser une empreinte bien plus profonde que prévue. Mes lectures de janvier, "C'est comme ça" et "L'instinct d'après" de Sophie Louve, sont avant tout le fruit d'une belle rencontre humaine. Fin 2025, Sophie Louve était présente à la bibliothèque de Doullens pour nous parler de son second roman. Son véritable patronyme, David, a immédiatement attiré mon attention (le même que le mien) et nous nous étions déjà croisées brièvement par l'intermédiaire de mon mari. Poussée par cette curiosité, je me suis laissée tenter par la découverte de son univers, pourtant à mille lieues de mes lectures habituelles. N'ayant pas encore lu son premier roman, l'achat des deux ouvrages lors du marché de Noël de Doullens fut l'occasion d...

Journée internationale de l'épilepsie: mettre des mots sur une maladie aux mille visages

Il y a des maladies que l'on reconnaît tout de suite. Et puis il y a celles qui ne se voient pas, ou mal. L'épilepsie fait partie de celles-là. En cette journée internationale de l'épilepsie, j'ai eu envie de prendre la parole. Non pas pour faire un cours de médecine, mais pour témoigner, expliquer, et surtout faire tomber certains clichés encore trop présents autour de cette maladie qui me touche personnellement. Parce que non, l'épilepsie ne se résume pas à ce que l'on voit dans les films. Et parce que mieux connaître, c'est déjà mieux accompagner. Un diagnostic tardif, entre erreurs et idées reçues J'ai été suivie en psychiatrie pendant de nombreuses années, depuis mon adolescence. Longtemps, mes difficultés ont été interprétées à travers le prisme du stress post-traumatique et de mon TSA. L'épilepsie a parfois été évoquée, puis rapidement écartée. Pourquoi ? À cause des clichés. Dans l'imaginaire collectif (et parfois même chez certains profe...

14 ans de lui, 14 ans de moi

Aujourd'hui, Loustic fête ses 14 ans. Quatorze années déjà, et pourtant j'ai parfois l'impression que le temps s'est étiré, qu'il a pris des chemins de traverse, comme lui. Loustic est un enfant atypique. Un enfant décalé, souvent encore très enfant dans sa tête, là où d'autres semblent déjà pressés de grandir. Et puis, face à son ordinateur, il devient quelqu'un d'autre. Concentré, passionné, presque ailleurs. Les lignes de code défilent sous ses yeux, totalement incompréhensibles pour moi, mais elles semblent lui parler, le rassurer, l'absorber. Là où je ne vois que des symboles, il voit un langage. Son langage. Il est souvent indifférent à ce qui l'entoure, comme enfermé dans son monde intérieur. Un monde que j'ai parfois du mal à atteindre. Je l'observe, je tente de comprendre, je tâtonne. Il m'arrive de me sentir démunie, en retard, à côté. Mais jamais absente. Jamais indifférente. Aimer un enfant atypique, c'est apprendre à ...

Trois jours de neige, une éternité de douceur dans un monde qui refuse de ralentir

Parce qu'entre deux concerts, il y a eu la neige. Une parenthèse inattendue, presque silencieuse, qui s'est invitée dans nos vies sans prévenir. Il y a quelques jours, elle est venue chez nous, discrète mais marquante. Une neige éphémère, comme souvent, et pourtant vécue comme une éternité par certains. J'avais envie de revenir sur cet épisode, mais aussi de faire un pas en arrière, deux ans plus tôt, lors d'un souvenir neigeux tout aussi rare et précieux. Chez nous, la neige ne s'invite pas chaque hiver. Alors quand elle arrive, elle devient un événement, un instant suspendu qu'on observe, qu'on savoure ou qu’on redoute. Aux premiers flocons, l'espoir Aux premiers flocons, je fais toujours la même chose: je m'arrête et je regarde. Je les observe tomber, presque hypnotisée, dans l'espoir secret que le paysage se transforme peu à peu. Peut-être est-ce naïf, mais j'aime croire à la magie des petites choses. Ces flocons sont pour moi un trésor f...

2025 a semé, 2026 fera fleurir

Hier était le premier jour de l'année 2026. La journée des “premières fois”, celle que l'on charge parfois de trop d'attentes, de bonnes résolutions et de bilans à rallonge. Et vous, qu'avez-vous fait de cette journée un peu particulière? Chez nous, elle s'est vécue simplement, sans pression, sans programme, mais pleine de petits instants qui comptent: " Les premières fois" de 2026 Il y a eu le premier poulet de l'année (oui, il fallait bien commencer par quelque chose lol). Le premier café partagé avec notre voisine, comme une manière douce d'ouvrir 2026 sous le signe de la convivialité. La première journée à ne rien faire de précis, à laisser le temps filer sans montre ni objectif. Et puis, bien sûr, je n'ai pas pu résister à une dernière première, ou plutôt une dernière de l'an passé: le dernier épisode de "Stranger Things". Parce que parfois, il faut aussi savoir refermer les histoires avant d'en écrire de nouvelles. Le pr...

Un morceau de la Calypso au musée Lombart: quand l'histoire ravive les souvenirs

Vendredi dernier, je suis allée au musée Lombart de Doullens pour assister à la présentation d'un don de  Jean-Michel Abar, enfant du pays,  à notre musée: un morceau de l'étrave de la Calypso, célèbre navire océanographique du commandant Cousteau. Je ne pensais pas qu'un simple morceau de bois, posé dans un musée pouvait faire remonter autant d'images, d'odeurs et de sensations… Autant de beaux souvenirs d'enfance, un temps oubliés. Ce soir-là, chacun semblait retrouver un petit morceau de son histoire rien qu'en évoquant le nom du commandant Cousteau. Jean Michel Abar a favorisé cet échange de souvenirs en partageant avec nous un bout de vie, un morceau de bois témoin d'un joli parcours, un bout de son histoire. Jacques-Yves Cousteau: l'homme au bonnet rouge Pour les nouvelles générations, Jacques-Yves Cousteau est un nom lointain, bien souvent étranger, peut-être parfois un nom glané au détour d'un article ou d'une photo. Pour moi, il rest...

13 novembre 2015, le jour où tout a basculé

15 Novembre 2015, nous n'oublierons jamais. Il y a déjà dix ans, Paris était le spectacle de terribles attentats. Dix ans déjà, mais encore en moi résonnent les images, les sons, les émotions de cette terrible soirée. Je me souviens très bien de ce soir-là. Nous étions loin de la capitale, en famille, ensemble après des deuils encore récents. L'ambiance était déjà lourde, comme le sont ces moments où la tristesse s'invite à table sans y être conviée. Nous ne pensions pas que cette soirée allait devenir encore plus oppressante. Notre retour pour Paris était prévu le lendemain matin. En attendant, nous avons passé un peu de temps devant le match de foot avec le beau-frère. Ce n'était pas vraiment pour le sport (ce n'est pas ma tasse de thé) mais simplement pour prolonger cette dernière soirée ensemble, avant de reprendre le cours des choses. Et puis, à la fin du match, ce message: "Édition spéciale à suivre sur les événements à Paris." Nous nous sommes regar...

Huit ans déjà… Doullens comme un joli hasard

Huit ans que nos pas ont glissé presque par accident sur les pavés de Doullens. À l'époque, je ne connaissais même pas cette ville, malgré mes racines picardes. Elle ne faisait pas partie de mon paysage mental.  À croire que cette petite ville, posée entre Somme et Pas-de-Calais, restait volontairement en marge, presque secrète. Nous y avons posé nos cartons, juste avant la fête foraine que tout le monde appelle ici "la Ducasse". Un mot qui fait sourire la première fois, un mot qui ne sonne pas tout à fait picard, un mot qui sent le Nord-Pas-de-Calais tout proche. Là, j'ai compris que nous entrions dans une réalité culturelle un peu différente, attachante, et finalement très accueillante. Doullens n'était pas un choix réfléchi. C'était un point de chute, un concours de circonstances. Pourtant ce hasard a rapidement pris des allures d'évidence. On dit souvent que le hasard fait bien les choses. Je crois que cette fois, il avait vraiment le sens du timing. A...

Qui a dit qu'une rentrée devait se faire avec du neuf?

Chaque année, c'est la même histoire: la rentrée arrive, les rayons débordent de cahiers, stylos, cartables aux couleurs flashy… et on a presque l'impression qu'il faut repartir de zéro pour être prêt. Mais sérieusement, qui a dit que la rentrée devait se faire uniquement avec du neuf? Moi je crois qu'une rentrée réussie, ce n'est pas une question de marques ou de matériel flambant neuf. C'est surtout une question d'envie d'apprendre, d'organisation et… d'un peu de bon sens. L'inventaire, notre secret Avant de courir les magasins, on commence toujours par faire le tour des affaires de l'année précédente. Et à chaque fois, je suis étonnée: la plupart des cahiers sont à peine entamés, les copies doubles n'ont pas toutes disparues, et dans la trousse, il reste encore plein de stylos qui écrivent très bien. Pourquoi jeter ou remplacer ce qui fonctionne encore? Cette année, pour l'entrée en 4ème de Loustic, on a finalement acheté… just...

Vulnerable Bodies de Christoph Weber: une rencontre inattendue avec l'art contemporain aux Moulins de Paillard

Nous n'avions pas vraiment prévu de visiter une exposition d'art contemporain pendant nos vacances dans la Sarthe. C'est un peu par hasard, au détour d'une balade dans le charmant village de Poncé-sur-le-Loir, que nous avons poussé la porte des Moulins de Paillard. Ce lieu, ancienne papeterie réhabilitée, accueillait alors l'exposition de Christoph Weber intitulée "Vulnerable Bodies" . Et quelle belle surprise! Sans être des spécialistes d'art contemporain, nous avons été interpellés, intrigués, parfois même un peu déstabilisés, mais surtout profondément touchés par ce que nous avons vu. Qui est Christoph Weber? Avant de vous parler de l'exposition, un mot sur l’artiste. Christoph Weber est né en 1974 à Vienne. Il est connu pour ses sculptures et installations qui interrogent notre rapport à la matière et à l'environnement. Son matériau de prédilection est le béton: un choix étonnant mais très parlant, car c'est sans doute l'un des maté...