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45 ans et plus vivante que jamais.

Aujourd'hui, je fête mes 45 ans.

Quarante-cinq années. Dit comme ça, cela paraît immense. Et pourtant, j'ai l'impression que le temps file entre mes doigts comme du sable chaud. Les anniversaires reviennent toujours plus vite, comme un rappel discret que la vie avance et que nous avançons avec elle.

Je n'ai pas envie de faire un bilan. On dresse un bilan quand quelque chose s'achève. Or je ne suis pas finie. Je ne suis pas au bout d'un chemin. Je suis en chemin. Plus vivante que jamais. En mouvement. En évolution.

Ma vie n'est pas celle que j'imaginais à 20 ans. Elle ne ressemble pas aux plans soigneusement dessinés dans un coin de ma tête et dans mes vieux carnets que j'aime parcourir parfois. Les routes que j'ai empruntées ne sont pas celles que j'avais prévues. Mais elles sont les miennes. Elles se sont construites pas à pas, au fil des jours, de mes choix, de mes rencontres, des détours aussi.

La vie n'est pas une ligne droite tracée à l'avance. Elle est une succession de virages, parfois doux, parfois abrupts. Nos envies changent. Nos goûts évoluent. Nous grandissons, nous tombons, nous apprenons, nous recommençons. Et c'est précisément cela qui rend le voyage si précieux.

J’ai 45 ans dans mon corps, mais pas dans ma tête.

Je suis une femme et une enfant. Une femme/enfant, peut-être. Et je l'assume pleinement. J'ai à cœur de préserver cette âme d'enfant qui m'anime. Celle qui s'émerveille d'un ciel rose au coucher du soleil. Celle qui rit trop fort. Celle qui croit encore que tout est possible. Celle qui choisit l'optimisme, même quand il serait plus simple de céder au cynisme.

Regarder la vie avec innocence, ou du moins avec une certaine naïveté assumée, est une force. Ce n'est pas ignorer les difficultés. Ce n'est pas fermer les yeux sur les épreuves. C'est décider, malgré tout, de chercher la lumière. 

Cette vision n'est pas le fruit de l'ignorance. Elle est le fruit de mon vécu.

Derrière la femme/enfant apparente se tient une femme de 45 ans, avec son histoire, ses cicatrices, ses apprentissages. Une femme qui a compris que courir après le bonheur ne sert à rien. Le bonheur ne se traque pas. Il se reconnaît. Il est déjà là. Dans un café partagé, dans quelques mots échangés au coin d'une rue, dans un silence apaisant, dans un éclat de rire, dans une main tendue au bon moment.

Même dans les périodes plus sombres, il existe. Il se cache parfois dans les détails, dans les choses minuscules, presque invisibles. Il faut simplement accepter de le voir, l'accueillir et l'accepter.

Aujourd'hui, à 45 ans, je me sens plus optimiste que jamais. Prête à vivre encore de nombreux bonheurs, petits et grands. Prête à évoluer encore. Prête à avancer, même quand le chemin sera sinueux. Prête à continuer à m'émerveiller. 

Et surtout, prête à partager cette belle vie avec vous. Parce que si les années passent vite, elles prennent tout leur sens lorsqu'elles sont traversées ensemble.

Alors voilà.

45 ans aujourd'hui.

Le cœur grand ouvert.

L'âme intacte.

Et l'envie furieuse de continuer à vivre, pleinement.

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