Parce qu'entre deux concerts, il y a eu la neige. Une parenthèse inattendue, presque silencieuse, qui s'est invitée dans nos vies sans prévenir. Il y a quelques jours, elle est venue chez nous, discrète mais marquante. Une neige éphémère, comme souvent, et pourtant vécue comme une éternité par certains. J'avais envie de revenir sur cet épisode, mais aussi de faire un pas en arrière, deux ans plus tôt, lors d'un souvenir neigeux tout aussi rare et précieux.
Chez nous, la neige ne s'invite pas chaque hiver. Alors quand elle arrive, elle devient un événement, un instant suspendu qu'on observe, qu'on savoure ou qu’on redoute.

Aux premiers flocons, l'espoir
Aux premiers flocons, je fais toujours la même chose: je m'arrête et je regarde. Je les observe tomber, presque hypnotisée, dans l'espoir secret que le paysage se transforme peu à peu. Peut-être est-ce naïf, mais j'aime croire à la magie des petites choses. Ces flocons sont pour moi un trésor fragile, un cadeau que la nature nous offre sans rien demander en retour.


Il y a deux ans, j'avais pleinement profité de cet épisode neigeux, savourant chaque instant, chaque balade, chaque vue blanchie. Cette année, la fatigue était plus présente, le corps moins disponible mais le plaisir, lui, est resté intact. Voir notre environnement transformé, apaisé, presque méconnaissable, m'a comblée malgré tout.
Insouciance ou grogne: deux visions de la neige
Aux premiers flocons, il y a ceux qui, comme moi, choisissent l'insouciance et le bonheur simple. Et puis il y a les râleurs, pour qui ces flocons semblent annoncer la fin du monde. Bien sûr, les routes enneigées ne sont pas des plus pratiques. Mais pourquoi tant de tracas quand on sait pertinemment que, chez nous, tout cela est voué à disparaître?


Trois jours. Pas plus. Trois jours avant que la neige ne fonde, avant que les routes redeviennent noires, avant que les paysages reprennent leur visage habituel. Trois jours, ce n'est pas la fin du monde. Et marcher dans la neige, entendre ce son si particulier des flocons qui craquent sous nos pas, n'a-t-il vraiment rien d'agréable?
Trois jours hors du temps
Ces épisodes où beaucoup râlent d'être coincés me font toujours penser à ma mère pendant le confinement. Elle se plaignait d'être enfermée chez elle alors même qu'habituellement, elle ne sortait presque jamais. Ici, il n'était même pas question de semaines ou de mois. La neige n'a eu besoin que de trois petits jours pour nous libérer totalement.


Trois jours durant lesquels j'ai ressenti un ralentissement bienvenu. Trois jours où le temps semblait couler autrement. Trois jours que j'ai aimé observer, simplement parce que c'était beau. Et pourtant, pour certains, ces trois jours ont semblé durer une éternité.
La neige, cette bienfaitrice oubliée
Et puis, cette neige qui fait tant râler, n'oublions pas que nous en avons besoin. Loin d'être une calamité, elle est une alliée précieuse. En hiver, la neige protège, nourrit la terre, préserve les sols. Elle fait partie d'un équilibre que l'on oublie trop souvent, trop occupés à vouloir la combattre.


Nous voulons rouler coûte que coûte, sans réelle nécessité, simplement pour conserver une liberté sans contrainte. Pourtant, accepter de ralentir quelques jours, de s'adapter, n'est-ce pas aussi une autre façon de vivre?
Choisir de voir le beau
Oui, je fais partie de celles qui aiment la neige. De celles qui s'émerveillent, qui remercient la nature pour ce manteau protecteur déposé le temps de quelques jours. Je fais partie de ceux qui cherchent le bon côté des choses, qui accueillent les petits bonheurs quand ils se présentent, et qui acceptent la vie telle qu'elle vient.

Ces photos prises la semaine dernière, et celles d'il y a deux ans, racontent tout cela. Elles témoignent de ces instants simples, fragiles, mais profondément apaisants.
La neige est repartie comme elle est venue, discrètement. Elle a laissé derrière elle des souvenirs, quelques images, et cette sensation douce d'un temps suspendu. Peut-être que dans deux ans, ou plus (peut-être plus tôt), elle reviendra à nouveau nous surprendre.
Replongez en photos dans ses épisodes neigeux sur ma page Facebook: il y a 2ans ou il y a quelques jours.
Et vous, face à la neige, êtes-vous de ceux qui râlent ou de ceux qui s'arrêtent un instant pour regarder tomber les flocons?
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