jeudi 14 février 2019

38 ans.

Je dois te parler de nos dernières activités sympas avec loustic, j'ai un article en préparation sur ma première année avec mon cookeo, j'aimerai te parler d'une asso qui me tient à cœur, de livres et de coups de cœur. Mais hier j'ai pris une année de plus. Alors je pense à moi. A ces 38 années et à toutes ces vies que j'ai eu. A ces gens que j'ai croisés le temps d'une soirée, pendant une période et aux autres toujours là de près ou de loin. J'ai 38 ans et pour la première fois ça me travaille. Un article totalement égocentrique. Pour peut-être faire un certain bilan ou juste pour ne pas oublier d'où je viens et tous ces moments qui ont forgé ma personnalité.


Je pensais prendre une claque au passage des 40 ans et finalement le coup vient un peu plus tôt que prévu. 38 années qui me paraissent être passées si vite tant les expériences furent nombreuses.
De mon enfance à aujourd'hui j'ai tellement vécu de vies différentes que ça m'en donne le tournis.
Beaucoup de déménagements, de régions visitées. Des paysages variés, entre ville et campagne, pour une semaine, un mois ou quelques années, des moments de vie qui à chaques fois ont été marquants par l'intensité des émotions vécues.

Enfant solitaire, peu enclin aux câlins. Famille ordinaire dans les débuts, à ce que j'en sais tant les souvenirs sont si peu nombreux. Des mois de traumatisme, la peur, la honte qui ont précédé un déni de quelques années.

Adolescente atypique, un peu décalée, et en grande détresse. Détresse qui ne m'a jamais réellement quitté. Un geste de désespoir. Le début d'un suivi long et douloureux (toujours en cours il faut le dire). Mais aussi de jolis moments qui ont été tant de bulles d'oxygène dans le chaos de mes pensées.

Une vie d'étudiante en toute insouciance. Loin de ma région natale et ses fantômes. Des cours, des stages qui accompagnent ma passion. Les fêtes, l'alcool et les nuits blanches. Les premiers émois arrivés tardivement, tant merveilleux que douloureux. Une détresse sous-jacente toujours là. Mais tout de même ce sentiment de liberté retrouvée.

Une vie d'adulte. Des débuts professionnels à la hauteur de mes attentes. Riche de voyages, de découvertes, et d'enseignements (je pense qu'on apprend tout au long de sa vie). Une vie un peu nomade, de gares, en hôtel sans jamais trouver à me fixer. De grands moments de détresse, de larmes, et d'abandons autour de cette vie si tumultueuse mais enrichissante. Une impression de décalage, de n'être parfois qu’ observatrice de cette vie mais avec toujours cette envie de la vivre, d'avancer et profiter de chaque instant positif pour m'en nourrir. Une vie qui voit passer tant de bouleversements, d'enfermements mais aussi tant de rencontres marquantes.

Se fixer tout de même, pour vivre encore une autre vie pleine de nouvelles émotions fortes. Connaître la vie à deux, la fusion, l'amour peut-être. En fait je pense qu'avec ma vingtaine d'années je ne savais pas réellement ce qu'était l'amour. Mais cette intensité de sentiments pour l'autre pouvait-elle être autre chose ? Une fusion des sentiments, les meilleurs comme les plus difficiles, devenir indissociable. Mais aussi une fusion qui s'est avérée destructrice. Parfois le mieux est de prendre chacun son chemin pour mieux se retrouver plus tard, autrement, avec certe des sentiments moindres mais de merveilleux sentiments d'amitié, de beaux souvenirs qui nous font toujours rire, sans rancune, juste garder en nous cette vie qui fut nôtre et n'en retirer que le meilleur.

Recommencer une nouvelle vie ailleurs. Retrouver ma région, quitter le tumulte quotidien de la vie citadine, mais aimer y retourner chaque week-end pour le travail. Une vie quelque peu entre deux rives. 

Un traumatisme et la perte d'un proche. Une vie et un esprit qui se fend. Une période de grande détresse psychologique mais une vie, ponctuée aussi de riches moments d'amitié.

Et cette vie que je mène. Celle qui est mienne aujourd'hui. Un amour rencontré au hasard d'internet. Un amour qui naît crescendo pour devenir fort. De villes en campagne. A deux, puis à trois. De coups de gueule (et oui, le propre du couple lol), en partage, nous sommes devenus une famille. Ils sont ma famille. Reste toujours ma peur, ma détresse qui, peut-être, ne me quitteront jamais. Mais une douleur souterraine que l'amour apaise. Une vie belle par sa normalité, ses bonheurs, ses tristesses et ses moments insolites.

Tant de personnes m'ont touché au cœur à chaque étape de ma vie, par leur amitié, leur aide, leur soutien et leur bonne humeur qui m'a permis de respirer, vivre et avancer. Tous partis vers une vie qui est leur, des chemins différents et des relations qui s'étiolent pour finir par disparaître parfois. Certains toujours là, présents au fil des années, d'autres retrouvés sur les réseaux sociaux. Puis il y a toi. Tu vis avec moi au fil de mes articles et finalement tu fais un peu partie de ma vie. Tu accepte mes peines, mes exubérances, tu me soutiens par tes mots et j'adore aussi partager avec toi mes petits et grands bonheurs. Et puis, bien sûr, il y a mes deux hommes, pour le bonheur de les avoir près de moi, de vivre pour et avec eux.

Au final ces 38 ans sont passés si vite et ont été si bouleversants d'émotions que je suis curieuse de ce que sera l'avenir.

De quoi sera fait demain ?

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